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La Fête du Court Métrage

Du 16 au 22 mars, c’est la fête du court métrage au cinéma. C’est l’occasion de découvrir plein de courts métrages de jeunes réalisateurs et réalisatrices et de voir tout ce que le cinéma français a à nous offrir. C’est une des premières fois que je découvre des courts métrages, et c’était une expérience incroyable

Pour vous donner un peu de contexte, la fête du court métrage est un événement qui nous permet de découvrir une sélection de court métrage dans certains cinémas. Le site de la fête du court propose 25 programmes différents avec à chaque fois entre 5 et 7 courts, regroupés autour de thématiques différentes : Devenir Femme, La Politique de A à Z, Info ou Intox, pour n’en citer quelqu’un. Si ça vous intéresse, vous pouvez retrouver le programme intégral ici

Dans le cinéma UGC où je suis allée, on nous proposait une sélection de 5 courts regroupés ensemble lors d’une séance d’1h30. Le thème de la projection était Venez voir les comédiens, et l’idée était de mettre en avant “5 films avec de jeunes comédiens partis pour s’installer durablement dans le cinéma français”. J’ai pu découvrir des courts métrages avec dans les rôles principaux Lyna Khoudri, Vincent Macaigne ou encore William Lebghil. 

Et j’ai tellement aimé cette expérience, que j’ai eu envie de vous parler un peu plus en détail des films que j’ai découverts à cette occasion. 

On n’est pas des animaux 

Un film de Noé Debré avec Thomas Blumenthal, Inas Chanti, Manon Kneusé et Vincent Macaigne. 

J’ai eu deux gros coups de cœur lors de cette découverte des courts métrages, et ce film est un des deux ! On nous raconte l’histoire d’Igor, un homme en pleine rupture amoureuse, qui est persuadé que son ex a créé un compte instagram dédié à l’orgasme féminin pour lui nuire. Il décide alors avec son ami Arnaud de lui rendre visitepour tirer la situation au clair. C’est une comédie très drôle et très bien écrite. C’est une très bonne réflexion sur comment le féminisme influence les relations intimes des hommes et des femmes. Et en plus, Vincent Macaigne est absolument génial

Brûle

Un film de Elvire Muñoz avec Lyna Khoudri, Adeline d’Hermy et Steve Tientcheu

Le deuxième film que j’ai découvert est un film dramatique qui explore les rapports de domination entre les différentes classes sociales dans notre société. Maya, une jeune femme en apprentissage dans un atelier de soudure a un accident sur son lieu de travail. Pour protéger l’entreprise et sa patronne, elle décide de mentir sur l’origine de l’accident, avant de se rendre compte que sa patronne profite d’elle et de cette situation. 

Avec Lyna Khoudri et Adeline d’Hermy dans les rôles principaux, le film est incroyablement bien interprété. Les images sont magnifiques et j’ai beaucoup aimé le fait d’avoir un casting majoritairement féminin : cela permet vraiment d’étudier la question des classes sociales.

Ça Passe

Un film de Yassine Lassar Ramdani, Elsie Otinwa, Florence Fauquet, Ismaïl Alaoui Fdili, Éloïse Monmirel, Laïlani Ridjali, Ming Fai Sham Lourenço. Avec Adil Dehbi, Jeanne Balibar. 

Mon film préféré de la série ! Je l’ai absolument adoré, tout était magnifique. Du jeu des acteurs à la composition des plans, j’ai eu un gros coup de cœur pour ce court métrage. Il est produit par la société de production de Ladj Ly, le réalisateurs des Misérables (2019) et je ne serais pas étonnée s’il devenait un long métrage dans les prochaines années. Le film raconte l’histoire d’Amin, une jeune guetteur qui attire l’attention d’Isabelle, une directrice d’Opéra grâce à sa voix. Il va alors saisir sa chance et intégrer le milieu élitiste de l’Opéra. 

Nos Gènes

Un film de Salim Kechiouche avec Bellamine Abdelmalek et Sara Forestier.

Un film très intelligent qui explore la question des stéréotypes et de la discrimination dans notre société. On suit le personnage de Karim, un comédien à qui on ne propose que des rôles caricaturaux. Il s’occupe également d’enfants en étude, qui abordent beaucoup  les questions de discrimination raciale. Lors d’une projection de cinéma, Karim est perturbée par la présence d’un homme portant deux gros sacs dans la salle. J’ai bien aimé ce film, mais je l’ai trouvé un peu inégal : la fin était beaucoup plus intéressante que le début.

Le sang de la veine

Un film de Martin Jauvat avec William Lebghil et Anaïde Rozam. 

Le dernier film de la projection était un petit bijou visuel acidulé. Dans cette comédie absurde, on suit Rayan, un grand fan de JUL, qui se rend chez Zoé pour un date Tinder. Complètement loufoque, le film élabore une réflexion sur les relations amoureuses et humaines à l’ère des applications de rencontre. Un film touchant, bien interprété et joliment réalisé, mais je pense qu’il aurait gagné à être encore plus absurde. 

Voilà ! Ma présentation des 5 courts métrages que j’ai découverts est finie. J’espère que ça vous aura donné envie d’en découvrir à votre tour, cette année ou bien l’année prochaine. 

La Fête Du Court Métrage, dans vos cinémas, du 16 au 22 mars. 

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